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Un symbole de service Note
de l'éditeur : Certains membres ont des questions à propos de la cérémonie
du lavement des pieds. M. Tkach traite du sujet maintenant, bien avant la
prochaine cérémonie, pour que tous comprennent la position de l'Église
à cet égard. Une
tradition de service Le
soir de sa trahison, Jésus « versa de l'eau dans une bassine et commença
à laver les pieds de ses disciples, puis à les essuyer avec la serviette
qu'il s'était nouée autour de la taille. [...] Après leur avoir lavé
les pieds, il remit son vêtement et se rassit à table. Alors il leur dit:
Avez vous compris ce que je viens de vous faire? [...] Si donc moi, le
Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez, vous aussi,
vous laver les pieds les uns aux autres » (Jean 13:5, 12, 14). Une
tradition annuelle L'Église
Universelle de Dieu a maintenu la tradition du lavement des pieds au cours
de la cérémonie annuelle du Repas du Seigneur, conformément aux
directives de Jésus. Nous avions expliqué, correctement, qu'il
s'agissait d'un symbole de service envers autrui et de purification. À
l'époque des routes poussiéreuses et des sandales ouvertes, on se
salissait les pieds très souvent. C'était donc la tâche du moindre des
serviteurs de laver les pieds des invités. Mais Jésus, lui, a donné un
exemple de service envers autrui en prenant sur lui cette tâche, et ce en
dépit des protestations de Pierre. Le
lavement des pieds constituait un élément précieux de la cérémonie du
Repas du Seigneur. En fait, il nous rappelait notre devoir d'être au
service les uns des autres. De plus, il servait de rappel à l'humilité.
Pour les uns, l'humilité découlait du fait de laver les pieds de
quelqu'un. Pour les autres, c'était plus humiliant de se faire laver les
pieds, de se faire servir. Cette
année, des membres se demandaient si la cérémonie du lavement des pieds
était toujours obligatoire. Les uns ont choisi de s'y abstenir. Dans
certaines congrégations, on a passé la cérémonie sous silence. Dans
d'autres congrégations, le pasteur a informé les membres que la
participation au lavement des pieds était facultative. Certains
membres ont des questions à propos de la cérémonie du lavement des
pieds. J'aimerais traiter du sujet maintenant, bien avant la prochaine cérémonie,
pour que tous comprennent la position de l'Église à cet égard. Qu'a
enseigné Jésus ? Jésus
dit : « Je viens de vous donner un exemple, pour qu'à votre tour, vous
agissiez comme j'ai agi envers vous » (v. 15). Il faut donc se demander
ce qu'il a fait au juste :
À la lecture de la liste ci-dessus, nous
constatons que notre cérémonie omet la majorité des actes que Jésus a
faits. D'abord, la cérémonie n'a pas lieu au cours d'un repas. Ensuite,
nous n'enlevons pas nos vestons, et nous ne nouons pas une serviette
autour de la taille. Souvent, nous ne versons même pas l'eau dans la
bassine et d'habitude, nous essuyons les pieds de l'autre personne avec sa
propre serviette et non la nôtre. Mais la plus grande différence, c'est que Jésus a
lavé 24 pieds qui en avaient vraiment besoin, tandis que nous, nous
lavons deux pieds déjà propres. Jésus a accompli une tâche qui était
vraiment nécessaire ; pour notre part, nous accomplissons un rite, nous
ne faisons qu'imiter Jésus. Jésus s'était sali ; nous, nous tentons
d'agir de façon hygiénique. Tous les rituels ne sont pas mauvais. Le partage du
pain et du vin est un rituel. Ces deux objets n'ont plus leur
signification initiale (la nutrition) ; à la place, nous leur attribuons
une signification spirituelle. Nous mangeons le pain et buvons le vin
parce que notre Seigneur nous a commandé de le faire en mémoire de lui ;
et nous y participons avec lui chaque fois que nous le faisons. Le Seigneur a-t-il ordonné à ses disciples de se
laver les pieds les uns aux autres (v. 14) ? Certainement. Alors, pourquoi
n'y trouvons-nous aucune preuve que les apôtres se soient lavés les
pieds les uns aux autres ? De toute évidence, ils ne l'ont pas fait le
soir-même où Jésus l'a ordonné, et nous n'y trouvons aucune référence
dans les livres de Matthieu, Marc, Luc, les Actes ou les épîtres, ni
dans l'histoire de l'église primitive. Le seul verset qui s'y rapproche le moindrement
dans le Nouveau Testament se trouve à 1 Timothée 5:10, où il est
question des qualités requises pour qu'une femme puisse être inscrite à
la liste des veuves qui travaillent pour l'Église et dont l'Église
pourvoit aux besoins. Entre autre, « elle doit être connue pour ses
oeuvres bonnes, avoir ... lavé les pieds de ceux qui appartiennent à
Dieu ». Dans ce passage, le lavement des pieds est un service essentiel.
Il n'est nullement question d'une tâche qu'on s'attend à ce qu'une chrétienne
exécute au moins une fois l'an. Alors, pourquoi le passer sous silence ? Les apôtres
semblent avoir compris Ne me méprenez pas. Je ne dis pas qu'il faut éliminer
cet élément de notre tradition annuelle. À mon sens, le lavement des
pieds constitue un élément précieux de notre tradition ; nous devrions
continuer à le faire une fois l'an, le 14 Nisan ou le Jeudi-Saint. Mais
je crois également que si les gens ne désirent pas y participer, il faut
leur permettre de s'y abstenir. Mais Jésus n'a-il-pas dit clairement de laver les
pieds ? Si, il l'a dit. Et Paul était tout aussi clair quand il nous a
exhortés de nous saluer les uns les autres d'un saint baiser. La Bible a
été rédigée au sein d'une culture très particulière, et les
directives y contenues sont formulées en fonction des coutumes de l'époque.
Le lavement des pieds fait encore plus partie des coutumes de l'époque de
Jésus que le baiser. Il provenait du fait qu'on se déplaçait à pieds
sur des routes poussiéreuses, les pieds chaussés de sandales ouvertes.
À l'époque de Jésus, le lavement des pieds constituait un élément
banal d'un grand banquet. Aujourd'hui, ce ne l'est plus. Il ne fait plus
partie de nos coutumes et n'est plus considéré comme un honneur ou un
service. Nous nous conformons à l'intention du commandement
de Paul non pas en nous embrassant, mais en nous accueillant
affectueusement les uns les autres. Nous nous conformons à l'intention du
commandement de Jésus non pas en lavant les pieds de nos invités, mais
en étant au service des autres. Il n'y a pas lieu d'accomplir littéralement
un commandement tout en adaptant l'autre à des coutumes contemporaines.
Les deux peuvent être adaptés de manière à nous conformer à
l'intention des commandements. Quand, au cours de l'année, nous nous servons les
uns les autres, en subvenant mutuellement à nos véritables besoins, nous
obéissons à l'esprit de la loi de Christ. Nous « lavons les pieds »
d'un croyant quand nous l'amenons avec nous aux assemblées, quand nous
l'aidons à déménager ou à déplacer des meubles, quand nous apportons
un repas aux malades, quand nous nettoyons la maison d'une personne dans
le deuil. Nous lavons les pieds de quelqu'un quand nous encourageons les
gens déprimés, quand nous sommes patients avec les gens en colère ou
que nous passons du temps avec les gens seuls. Il existe mille et une façons de « laver les
pieds des saints ». Parfois, ce peut être en lavant les pieds d'une
personne, voire même de lui couper les ongles d'orteils et de l'aider
dans le domaine de l'hygiène. Le fait de rendre service en comblant un
besoin véritable est de loin plus important qu'un rite annuel. Cependant, ce rite annuel constitue toujours un
exemple puissant. C'est un puissant rappel à l'Église de notre devoir de
nous servir les uns les autres. J'espère que la cérémonie nous pousse
encore plus à l'action, au lieu de nous faire penser qu'on en a assez
fait en lavant les pieds nets d'une personne. L'an prochain, tous les membres sauront que le
lavement des pieds est facultatif. Les uns choisiront d'y participer, les
autres s'y abstiendront. Dans notre culture, la cérémonie du lavement des
pieds apporte toujours un peu d'inconfort. D'habitude, nous n'amenons pas
de serviette à l'assemblée. Nous ne plaçons pas des chaises supplémentaires
et des bassines d'eau. C'est du travail supplémentaire. Mais, au fond,
c'est ça, le service, n'est-ce pas ? La plupart des gens n'y voient pas d'inconvénient
à laver les pieds d'autrui. Cependant, dans le cas de certaines personnes,
ce n'est pas une leçon : c'est un fardeau. Donc, le fait de l'exiger
irait à l'encontre de l'intention des paroles de Jésus. Donc, à notre sens, le lavement des pieds est
facultatif. Cependant, nous incitons tous les membres à y participer,
surtout lorsque nous saisissons ce que signifie être au service d'autrui
en tout moment de l'année. Comme l'écrit Paul : « Oui, mes frères, vous
avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette
liberté un prétexte pour vous laisser aller aux tendances de la nature pécheresse.
Au contraire, par amour, mettez-vous au service les uns des autres » (Galates
5:13). |
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